
Chronique – Les choix digitaux qui coûtent cher | Épisode 2
Introduction
Quand on parle de système d’information, la discussion tourne souvent autour du coût des outils : licences, abonnements, intégration.
Mais le coût le plus important est rarement visible sur une facture.
Il se cache ailleurs : dans le temps perdu, la charge mentale, et les décisions prises trop tard.
Dans ce deuxième épisode, je vais volontairement laisser la technique de côté pour parler d’une chose que tous les dirigeants comprennent : le temps.
Le quotidien d’une petite équipe polyvalente
Imaginons une entreprise avec une équipe de 2 personnes en charge, entre autres, de la gestion des stocks.
Ce ne sont pas des spécialistes du stock.
Ils ont aussi :
La gestion des stocks n’est qu’une partie de leur travail.
Une information simple… difficile à obtenir
Pour répondre à une question pourtant basique — “où en sommes-nous réellement sur les stocks ?” — il faut :
Ce processus est connu.
Il fonctionne, ou presque. Car oui dans la globalité tout est là, mais plus tard sur le terrain on se rend compte de rupture de stock et/ou de sur stock
Et bien sur, ce processus est lent.
Parlons en temps, pas en outils
Prenons volontairement des chiffres simples.
👉 8 heures par semaine pour l’équipe.
Sur un mois :
Sur une année :
385 heures passées non pas à décider, améliorer ou anticiper…
mais simplement à reconstruire une information qui devrait être immédiate.
Le coût invisible
385 heures, ce n’est pas abstrait.
C’est :
Et surtout :
moins de temps pour les tâches à forte valeur ajoutée.
Le système d’information ne fait pas gagner du temps.
Il en consomme.
Le vrai problème n’est pas l’effort, mais le retard
Le plus critique n’est pas le temps passé à produire l’information.
C’est le moment où elle arrive.
Quand les chiffres sont enfin consolidés :
Un système lent ne bloque pas l’entreprise.
Il la fait avancer avec un temps de retard permanent.
Deuxième leçon
Un mauvais choix SI coûte rarement cher le jour où il est fait.
Il coûte cher chaque semaine pendant des années.
Ce coût n’apparaît pas dans les budgets IT.
Il apparaît dans :
Dans le prochain épisode, je parlerai du moment où ces fragilités ne sont plus seulement inconfortables…
mais deviennent un véritable risque opérationnel.
À suivre – Les choix digitaux qui coûtent cher