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Boutique en ligne de matériel de sécurité et de domotique

Création d'un e-commerce complet pour Domorun : moteur MedusaJS headless choisi pour son extensibilité, front Nuxt entièrement maîtrisé pour le SEO, paiement Stripe et hébergement auto-administré.

Client
Domorun
Période
juin 2026
Mon rôle
Développeur fullstack — étude des solutions, architecture, développement front et back, SEO, hébergement
Visuel à venir

Le problème

Les produits se vendaient sur Facebook Marketplace : pas de catalogue structuré, pas de gestion de prix digne de ce nom, aucune visibilité sur les moteurs de recherche, et aucune place pour mettre en avant les prestations d'installation et de conseil qui font une bonne partie de la valeur de l'entreprise. Le client voulait par ailleurs un module IA sur mesure intégré de façon fluide à son back-office — une exigence qui disqualifiait d'emblée les plateformes fermées.

Mon apport

J'ai mené une étude comparative des solutions e-commerce avant de trancher. Les plateformes établies imposaient des frais récurrents et une complexité de développement de modules incompatibles avec le besoin d'extension du client. J'ai donc retenu MedusaJS en headless, 100 % personnalisable, avec un front Nuxt qui me laisse la main totale sur le design et le SEO. Paiement par Stripe, hébergement sur un VPS que j'administre.

Le contexte

Domorun vend du matériel de sécurité pour l'habitation et les locaux professionnels — caméras, capteurs — ainsi que des accessoires domotiques et des objets connectés. L'entreprise ne fait pas que vendre : elle conseille et installe.

C'est une entreprise à taille humaine, positionnée sur un secteur où le conseil compte autant que la vente : installer une caméra ou un capteur mal choisi coûte cher au client final, ce qui rend l'accompagnement partie intégrante du produit vendu.

Le problème à résoudre

Toute la vente passait par Facebook Marketplace. Ça fonctionnait, au sens où des produits partaient, mais avec trois limites structurelles :

  • Aucun catalogue réel. Chaque annonce vit sa vie, sans référence, sans catégorie, sans cohérence de gamme. Impossible pour un client de parcourir l'offre.
  • Aucune maîtrise des prix. Pas de gestion centralisée, pas de règles tarifaires, pas de promotions structurées.
  • Aucune visibilité sur les moteurs de recherche. Une annonce Marketplace ne se référence pas. Toute la demande qui se manifeste par une recherche Google passait à côté.

Et un manque plus stratégique : les services n'avaient nulle part pour exister. Le conseil et l'installation, qui différencient l'entreprise d'un simple revendeur, étaient invisibles.

À cela s'ajoutait une exigence que le client a posée dès le départ, et qui a tout orienté : il voulait un module IA sur mesure, intégré à son back-office, et il insistait sur la fluidité de cette intégration. Pas un outil à part avec du copier-coller, mais quelque chose qui fasse partie de son environnement de travail.

Le choix de la plateforme

C'est l'arbitrage central de ce projet, et il mérite d'être expliqué parce qu'il conditionne tout le reste.

J'ai commencé par une étude et une veille sur les technologies e-commerce établies. Deux constats les ont écartées :

  • le coût récurrent — abonnements, commissions, modules payants, qui s'accumulent et grèvent la marge d'une PME ;
  • la complexité de développer des modules sur ces plateformes — or c'était précisément le besoin du client. Une plateforme qui rend l'extension coûteuse rend le module IA irréalisable dans un budget raisonnable.

Je me suis donc orienté vers quelque chose de 100 % personnalisable : MedusaJS, en moteur e-commerce headless.

Ce choix apporte trois choses :

  • une gestion poussée du catalogue et de la tarification, avec un back-office dont le client garde la main ;
  • une extensibilité réelle, qui a permis de développer ensuite le module IA de génération de fiches produits comme une brique native de son back-office ;
  • une maîtrise totale du front : le design comme le SEO sont intégralement optimisables par mes soins, ce qu'aucune plateforme fermée ne permet.

Concrètement, j'ai comparé Shopify et PrestaShop, les deux références les plus citées sur ce type de projet. Le constat a été le même dans les deux cas : elles couvrent très bien la vente standard, mais dès qu'il s'agit de brancher une logique métier propre à l'entreprise — ici, un module IA qui devait dialoguer nativement avec le catalogue — on retombe soit sur des frais d'abonnement et de modules qui s'accumulent, soit sur une architecture qui n'a pas été pensée pour ce genre d'extension et qui la rend fragile ou coûteuse à maintenir.

Ce que j'ai mis en place

Le front en Nuxt

MedusaJS est headless : il gère le catalogue, les commandes et les paiements, mais ne fournit aucune interface publique. C'est un choix délibéré de ma part de brancher Nuxt en façade plutôt que de garder une solution tout-en-un.

Un front découplé rend le rendu serveur possible, condition nécessaire pour qu'un moteur de recherche indexe correctement chaque fiche produit. Il donne surtout une liberté totale sur l'expérience d'achat : rien n'est contraint par les gabarits d'une plateforme fermée, que ce soit sur le parcours de commande ou sur la manière de mettre en avant les prestations de conseil et d'installation, qui ont besoin d'un traitement différent d'une fiche produit classique.

La structuration du catalogue

Le catalogue est organisé en catégories et sous-catégories, avec une gestion des variantes pour les références qui se déclinent en plusieurs modèles.

Les prestations de conseil et d'installation ne sont volontairement pas traitées comme des produits du catalogue. Les mélanger à des articles achetables aurait fait cohabiter deux parcours très différents dans un même panier — un achat immédiat d'un côté, une demande qui nécessite un échange préalable de l'autre. Ces services vivent dans leurs propres espaces du site, pensés pour amener vers un contact plutôt que vers un paiement.

Le paiement

Stripe pour l'encaissement, en configuration standard par carte bancaire. Sur ce projet, la priorité n'était pas d'empiler des options de paiement mais de sécuriser un tunnel d'achat simple, cohérent avec un catalogue qui ne compte pas encore un volume de commandes justifiant des mécaniques plus complexes comme le paiement en plusieurs fois.

Le référencement

Le site est encore trop récent pour tirer un bilan SEO chiffré — il n'a que quelques semaines d'existence à l'heure où j'écris ces lignes. La stratégie visée suit néanmoins la même logique que sur mes autres projets de site vitrine ou e-commerce local : cibler les recherches liées à la vidéosurveillance, à l'alarme et à la domotique avec un ancrage sur La Réunion, et s'appuyer sur le rendu serveur de Nuxt pour que chaque fiche produit soit correctement indexée dès sa mise en ligne.

L'hébergement

Le site tourne sur un VPS que j'administre, avec une offre de suivi calquée sur celle que je propose habituellement à mes clients TPE/PME : s'assurer du bon fonctionnement du site, appliquer les mises à jour critiques, et couvrir le renouvellement du serveur. Seule différence par rapport à mes autres projets : le client avait déjà réservé son propre nom de domaine avant notre collaboration, ce qui m'a évité d'avoir à gérer ce point.

Les résultats

Le site vient tout juste d'être mis en ligne : il est encore trop tôt pour tirer un bilan chiffré, que ce soit sur les commandes, le trafic organique ou les demandes de devis. Cette étude de cas sera mise à jour dès que le recul le permettra. Ce qui est en revanche déjà acquis, c'est l'architecture : le module IA de génération de fiches produits, développé dans la foulée, s'est branché nativement sur ce catalogue Medusa sans nécessiter le moindre contournement — la preuve la plus concrète que le choix de plateforme était le bon.

Ce que j'en retiens

Le bon choix de plateforme ne se juge jamais sur le besoin du jour de la mise en ligne, mais sur ce qu'on saura y greffer ensuite. Une solution plus rapide à installer aurait probablement suffi pour vendre en ligne dès le premier jour, mais elle aurait bloqué — ou rendu coûteux — le développement du module IA qui a suivi quelques semaines plus tard.

C'est un arbitrage que beaucoup de porteurs de projet ratent, parce qu'il demande d'anticiper un besoin qui n'est pas encore formulé au moment de choisir l'outil. Ici, c'est le client lui-même qui avait posé cette exigence dès le premier échange, ce qui a évité l'erreur classique de choisir la solution la plus rapide à mettre en ligne au prix d'un mur technique six mois plus tard.

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